Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Ong-Mat

L'Arbre de Judée (Cercis siliquastrum) s'habille de pourpre !

2 Mai 2016 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Fleurs Mellifères ou Nectarifères

L'Arbre de Judée (Cercis siliquastrum) s'habille de pourpre !

Auprès de mon arbre,
je vivais heureux …
J'ai maint'nant des frênes,
Des arbr's de Judée,
Tous de bonne graine,
De haute futaie...

G. Brassens

La légende dit que c'est sous cet arbre que Judas, après avoir trahi Jésus, se serait pendu. Les fleurs qui poussent directement sur le tronc, particularité de cet arbre, symbolisent les larmes du Christ, et c'est de honte qu'elles seraient devenues pourpres.

Il est amusant de savoir que le Grainier (autre nom de l'arbre de Judée) appartient à l'ordre des Fabacés comme le Sophora, la Glycine mais également l'Arachide ou le Trèfle. 

Les jeunes sujets sont très fragiles, il faut bien le pailler et l'arroser en période de sécheresse, mais passé les 3 années de plantation, l'arbre de Judée peut résister à des températures de l'ordre de -20° et se contenter de sols pauvres car il produit lui-même l'azote dont il a besoin. Pas de chance cette année, par deux fois notre Gainier a subit de grosses gelées. Résultat : Aucune chance d'avoir une belle floraison. Mais nos avettes auront d'autres occasions pour récolter Nectar et Pollen en quantité et en qualité car l'arbre de Judée peut vivre jusqu'à 100 ans !

Nous n'avons plus qu'à attendre l'automne pour voir son feuillage en forme de cœur  bleu-vert passer au mordoré. 

Un petit plus pour les amateurs d'oiseaux : Leurs gousses contiennent des graines beiges fort appréciées des mésanges bleues. 

. . . . . . 

Lire la suite

Nos pensées s'envolent comme grains de pollen ...

2 Mai 2016 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Nos pensées s'envolent comme grains de pollen ...

Voici notre printemps, mais qu'il est donc farouche
Tremblotant, timide sous le blanc ciel ouvert
Avec un peu de givre emmitouflé aux souches
Et des branches cassées, brisées comme du verre ...

Voici notre printemps - Waid Labassi

 

Je passerais des heures à regarder mes abeilles. J'adore les voir aller et venir, tourner sur la planche d'envol afin de communiquer à leurs congénères les lieux d'approvisionnement, Mais cette année, du fait de fortes froidures tardives, la chaleur du printemps se fait attendre et nos avettes ont du mal à trouver nectars ou pollens.

Vous l'avez certainement remarqué mais le pollen a différentes couleurs qui vont du presque blanc de la Chicorée sauvage au quasiment noir de la Phacélie ou du Coquelicot en passant par le brun verdâtre du Cotoneaster, de l'orange du Solidago ou du pourpre du Marronnier rouge.

En dépit du fait que l'identification des pollens est super-amusant à faire, la connaissance des plantes indigènes ou cultivées peut aider dans le choix de l'emplacement des ruchers tout en se souvenant que les plantes sur lesquelles les abeilles récoltent le pollen ne sont pas forcément celles  qui produisent du nectar.

Le pollen est la source principale de plusieurs éléments nutritifs indispensables aux abeilles : protéines, minéraux, graisses ... alors que le nectar leur fournit les hydrates de carbone. Un apport conséquent de pollen est donc nécessaire à la survie à long terme des colonies et de leur productivité. Il est intéressant de constater que sur un même rucher, les colonies récoltent des pollens différents. Il semble, même, que les abeilles mellifères peuvent montrer du dégoût pour certains types de pollens comme ceux du concombre ou du coton alors qu'elles fréquentent assidûment ceux du trèfle blanc ou rouge, colza, pissenlit, arbres fruitiers à noyaux... 

Pour nous apiculteurs, la récolte du pollen, grâce à des trappes spécifiques, peut être un complément de revenus mais cela ne doit pas se faire au détriment de nos avettes.

 

(Pour en savoir beaucoup plus sur le pollen : Centre de Recherche Apicole de Berne). 

. . . . . .

Lire la suite