Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Ong-Mat

Articles avec #apiculture tag

Nos pensées s'envolent comme grains de pollen ...

2 Mai 2016 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Nos pensées s'envolent comme grains de pollen ...

Voici notre printemps, mais qu'il est donc farouche
Tremblotant, timide sous le blanc ciel ouvert
Avec un peu de givre emmitouflé aux souches
Et des branches cassées, brisées comme du verre ...

Voici notre printemps - Waid Labassi

 

Je passerais des heures à regarder mes abeilles. J'adore les voir aller et venir, tourner sur la planche d'envol afin de communiquer à leurs congénères les lieux d'approvisionnement, Mais cette année, du fait de fortes froidures tardives, la chaleur du printemps se fait attendre et nos avettes ont du mal à trouver nectars ou pollens.

Vous l'avez certainement remarqué mais le pollen a différentes couleurs qui vont du presque blanc de la Chicorée sauvage au quasiment noir de la Phacélie ou du Coquelicot en passant par le brun verdâtre du Cotoneaster, de l'orange du Solidago ou du pourpre du Marronnier rouge.

En dépit du fait que l'identification des pollens est super-amusant à faire, la connaissance des plantes indigènes ou cultivées peut aider dans le choix de l'emplacement des ruchers tout en se souvenant que les plantes sur lesquelles les abeilles récoltent le pollen ne sont pas forcément celles  qui produisent du nectar.

Le pollen est la source principale de plusieurs éléments nutritifs indispensables aux abeilles : protéines, minéraux, graisses ... alors que le nectar leur fournit les hydrates de carbone. Un apport conséquent de pollen est donc nécessaire à la survie à long terme des colonies et de leur productivité. Il est intéressant de constater que sur un même rucher, les colonies récoltent des pollens différents. Il semble, même, que les abeilles mellifères peuvent montrer du dégoût pour certains types de pollens comme ceux du concombre ou du coton alors qu'elles fréquentent assidûment ceux du trèfle blanc ou rouge, colza, pissenlit, arbres fruitiers à noyaux... 

Pour nous apiculteurs, la récolte du pollen, grâce à des trappes spécifiques, peut être un complément de revenus mais cela ne doit pas se faire au détriment de nos avettes.

 

(Pour en savoir beaucoup plus sur le pollen : Centre de Recherche Apicole de Berne). 

. . . . . .

Lire la suite

Dans la famille Vespa, je ne voulais pas …Velutina !

9 Juillet 2015 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Vespa Velutina et Vespa Crabo

Vespa Velutina et Vespa Crabo

   

Intriguée par le comportement de deux de mes colonies d'abeille je me suis demandée pourquoi certaines ouvrières restaient stationner sur la planche d'envol battant des ailes alors que les butineuses s'envolaient ou atterrissaient au milieu de cette effervescence.

Je me suis alors aperçue que plusieurs frelons rodaient autour de ces deux ruches. Regardant de plus près j'ai alors eu un "haut le coeur" : C'était un frelon asiatique ou Vespa Velutina !

Plus petit et plus "sombre" que notre frelon européen Vespa Crabo , il a une face rougeâtre (et non jaune) et son abdomen sombre est cerné d'un anneau jaune-orangé marqué d'un triangle noir alors que celui de son cousin est jaune rayé de noir.

Mes avettes, en restant grouper et en faisant "masse", permettent aux partantes et aux arrivantes de ne  pas être isolées sur la planche d'envol et donc d'être de cibles parfaites pour ces frelons prédateurs d'abeilles.

C'est une vraie catastrophe pour mon petit rucher que cette invasion. Je ne peux rester à les capturer au filet à papillon afin de les tuer, alors j'ai posé des grilles devant chaque entrée. Cela ne réduit pas les captures aux alentours des ruches mais au moins ces maudits frelons ne pourront s'introduire dans les colonies et dévaster le couvain.

* * * * * * * *

Lire la suite

Allergique ??? Vous peut être pas mais moi si ! au venin d'abeille

25 Octobre 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Je ne vous l'avais jamais dis mais ... je suis allergique au venin d'abeille ou plutôt j'étais allergique.

Comment, me direz-vous, peut-on travailler avec ses "charmantes avettes" et risquer de gonfler comme un Bibendum Michelin ? La réponse est simple : En se faisant Dé-sen-si-bi-li-ser !

 

Je vais vous raconter comment tout cela à commencer. Comme tout apiculteur je me suis fais piquer par des abeilles principalement les gardiennes lors des manipulations sur les ruches.

Habituellement, après la piqure un peu douloureuse un gonflement local accompagné de démangeaisons se faisait ressentir. Mais cette fois-la cela ne s'est pas passé comme à l'accoutumé.


Tout d'abord parce que j'ai manqué de prudence. Lors de l'extraction du miel, par une belle après-midi du mois d'Aout, j'ai oublié de resserrer ma vareuse au niveau de la ceinture. Une vingtaine d'abeilles encore présentes dans la hausse se sont infiltrées sous mon vêtement et se sont trouvées bloquées par la cagoule.  Résultat : Une dizaine de piqures dans la tête et le cou. 

Bizarrement, je n'ai RIEN ressenti sur l'instant.

Mais mes compagnons ont trouvé que j'avais une drôle de bobine qui doublait de volume. Dix minutes plus tard, gros vertige, une amie m'a alors accompagnée à l'hopital où j'ai été prise en urgence. Tension qui faisait le yoyo, difficultés respiratoires et bien sûr oedème généralisé (alors que j'avais été piquée à la tête même mes pieds avaient gonflé) ont conduit au diagnostique suivant : Allergie au venin d'abeille.

 

Vous me direz se faire piquer par autant de bestioles c'est un peu normal d'avoir une réaction aussi violente. Hé bien NON même avec une SEULE piqure on peut développer une réaction allergique. Ce n'est pas la quantité de venin injecté qui fait la différence mais la réaction de votre corps face à une agression. En cas d'allergie, votre système immunitaire réagit d'une manière excessive. Si j'osais la comparaison c'est comme si vous vouliez écraser un petit moustique avec un marteau pilon.

 

Alors quels sont les mécanismes qui conduisent à cette manifestation :

 

Il faut déjà avoir été piqué par une abeille AVANT que la réaction se déclare. En effet :img-allergie1

  • Lors d’une première piqûre, des anticorps type IgE sont produits. Ces anticorps vont se fixe r sur des cellules spécifiques appelées mastocytes qui sont surtout présentes dans la peau, les intestins et les voies respiratoires.
  • Lors d’une seconde piqûre, la combinaison du venin de l'abeille avec l’anticorps (IgE se trouvant sur les mastocytes) produit une libération d'histamine et de substances vaso-actives à l'origine des symptômes. Cette réaction allergique se déclenche dans les 5 à 10 minutes qui suivent la seconde "agression".

Ensuite, il faut confirmer le diagnostique d'allergie en procédant à des tests à l'hopital environ 6 semaines après la réaction sévère.

 

Une fois, le diagnostique posé, il faut procéder à la désensibilisation. Pour moi cela s'est passé en plusieurs temps.

  • La GROSSE demi-journée, où vous subissez plusieurs injections de venin chaque fois plus importante que la précédente.
    A l'issue de cette séance on vous averti que :
    • vous n'êtes pas désensibilisé et qu'il faut donc vous munir TOUS LES JOURS -même si vous vous balader dans le métro (?) on ne sait jamais ! - d'une seringue  munie d'un système d'auto-injection contenant de l'adrénaline.
    •  vous devez apprendre à vos proches la procédure à adoptée.à savoir : Vous injecter le produit dans la cuisse SANS attendre les manifestations allergiques.
      C'est ainsi que toute la classe d'apiculture m'a surveillée, comme le lait sur le feu, pendant deux ans. 
  • Puis à intervalles réguliers vous passez chez l'allergologue avec votre carnet vous faire piquer. D'abord toutes les semaines, puis tous les 15 jours, tous les mois et enfin tous les trimestres ... jusqu'à ce que votre taux d'anticorps ne soit plus conséquent. 
  • Finalement arrive le temps de la délivrance : Vous n'êtes plus allergique au venin d'abeille et rien ne vous différencie des autres "piqués".

  * * * * *

(Croquis J.F. Fontaine - Copyright © Eassafe)

Lire la suite

La Quetsche et l'Abeille ...

22 Septembre 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

abeille-quetsche.jpg

. . . Il est toujours en moi, mon pays de senteurs,
De l’humus, au tilleul, du narcisse, à la prune,
De cent fleurs mêlées, aux aromes enchanteurs,
Des prés, aux foins coupés qui sèchent sous la lune . . . 

 

Roger Vidal (Mon Pays)

 

L'automne commence demain mais depuis quelques semaines déjà, il ne reste plus beaucoup de fleurs à butiner et les ressources en nectar se raréfient.

 On croit souvent que les abeilles ne sont pas attirées par les fruits mais, aujourd'hui, j'ai constaté que de nombreuses avettes "butinaient" nos quetsches. Seuls les fruits mûrs et fendus semblaient leur convenir.

Les mandibules de nos petites ouvrières ne leur permettent pas de percer la peau des fruits mais quand ces derniers ont éclatés sous l'effet de la pluie ou du soleil, elles se délectent du jus sucré et rapportent à la ruche cette provende.

En Lorraine, il est courant de voir des abeilles "butiner" les mirabelles après que des guêpes aient perforé les fruits et dans certaines oasis tunisiennes les avettes font du miel de dattes !


Cela ne devrait pas nous étonner quand on sait que nos butineuses profitent des "largesses" de fabriquants de sirops et que certains apiculteurs se retrouvent, ainsi, à récolter du miel bleu ou vert ...`


Cette constatation a été faite depuis longtemps déjà puisqu'un article du Chasseur Francais de Janvier 1940 en fait état.

 

  PS : Sur la photo il s'agit d'une Syrphe

* * * * *

Lire la suite

De nouveau nourrice ... après l'essaimage.

6 Septembre 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

petit-essaimage.JPGParfois on aperçoit
de petites nymphes dorées
virevoltant entre les cimes
les branches et les épines
de leurs doigts de fée
répandent le pollen par ci
la vie par là ...

(Anonyme)

 

Un essaimage ... chouette ! Mais tardif, trop tardif pour que cette nouvelle colonie puisse passer l'hiver prochain sans aucune aide. C'est vrai que ce début Septembre est chaud et très ensoleillé mais le manque de nourriture est flagrant ; Le lierre n'est pas encore en fleurs et toutes les autres sources sont taries. Il va falloir l'aider.

Heureusement que l'essaim a eu la bonne idée de squatter une ruche dont les cadres de corps étaient déjà tirés cela fera moins de travail pour les ouvrières. Pour la nourriture, je vais essayer de pallier au manque en déposant, par petites quantités, du miel dans le nourrisseur couvre-cadres de manière à ne pas bloquer la ponte en saturant les cellules. Pour ce qui est du pollen, j'espère que les butineuses en trouveront aux alentours.


La "vieille" reine s'est mise en pondre aussitôt installée. Il va falloir du "personnel" pour s'occuper des jeunes larves. Oui mais, comme dans tout essaimage, de nombreuses nourrices de l'ancienne colonie n'ont pas suivi : Trop jeunes pour quitter la ruche

On va alors assister à un étrange phénomène : Certaines abeilles vont "rajeunir". En effet, les butineuses les plus âgées vont émettre une phéromone spécifique qui inhibe chez leurs soeurs le comportement de "butineuse" au profit de celui de "nurse". Parallèlement, des scientifiques norvégiens ont constaté une augmentation, chez ces "nouvelles" nourrices, d'une protéine : La Vitellogénine (protéine très présente chez les abeilles d'hiver) qui stimule le système immunitaire. Ces mêmes scientifiques ont également observé qu'une grande partie de ces nouvelles nurses récupéraient des capacités perdues : Apprentissage, Odorat ...quand elles étaient devenues butineuses.

 

On observe également ce même phénomène de rajeunissement des butineuses dans la ruche d'origine quand une grande partie des nourrices a immigré avec l'essaim.

 

* * * * *


Lire la suite

Du venin d’abeille pour détruire le virus du SIDA ...

26 Août 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Des chercheurs américains de la Washington University ont démontré la capacité de la mélittine, toxine contenue dans le venin d’abeille, à détruire le virus du SIDA. Couplée à des nanoparticules, la mélittine s’attaque au VIH sans porter atteinte aux cellules saines. Un gel vaginal préventif pourrait notamment voir le jour.

 

http://www.courantpositif.fr/wp-content/uploads/2013/07/Abeille.pngEfficacité et innocuité

 

Les abeilles n’ont pas fini d’être utiles à l’homme. Outre leur rôle bien connu en faveur de la biodiversité, ces insectes pourraient être à l’aube d’une avancée importante dans la lutte contre le virus du SIDA. La mélittine, toxine présente dans leur venin a la propriété de perforer l’enveloppe protectrice du VIH pour ensuite le détruire. C’est ce qu’ont démontré les chercheurs de la Washington University de Saint Louis aux Etats-Unis.

 

Dans une étude parue en mars dernier, les scientifiques ont mis en évidence un procédé inoffensif vis-à-vis des cellules saines. Leur idée a été d’associer la mélittine à des nanoparticules dotées de « pare-chocs » moléculaires. Lorsqu’elles rencontrent ces nanoparticules, les cellules saines, plus grosses, rebondissent et passent leur chemin. A l’inverse, le VIH étant bien plus petit, il traverse ces « pare-chocs » et se retrouve alors au contact de la mélittine.

 

Promesses et prudence

 

De cette avancée naissent plusieurs espoirs. Si les traitements antirétroviraux empêchent la multiplication du virus a posteriori, les nanoparticules le détruisent et permettent donc d’agir de façon préventive. Dans cette optique, un gel vaginal pourrait être élaboré afin d’éviter les contaminations, notamment dans les pays où la prévalence du VIH est élevée. « Nous nous attaquons à une propriété inhérente au VIH », souligne le Dr Joshua L. Hood, principal auteur de l’étude. « Théoriquement, il n’y a pas moyen pour le virus de s’adapter à cela ».

 

Le scientifique juge qu’il serait également possible d’effacer toute trace du virus dans le sang en injectant par intraveineuse la combinaison de mélittine et de nanoparticules. Et parce que celle-ci s’attaque indistinctement aux membranes protectrices de différents virus, le Dr. Hood estime par ailleurs que les hépatites B et C y seraient également vulnérables.

 

Encourageants, ces premiers résultats méritent de rester prudent quant à leurs applications concrètes futures. Pour parvenir à des débouchés probants, les chercheurs du Missouri ont toutefois une carte en main. Les nanoparticules présentent selon eux l’avantage d’être facilement fabricables en quantité suffisante en vue d’essais cliniques.

 

Nicolas Blain

 

Courant-Positif4

Lire la suite

Aujourd'hui le miel coule ... blond et doré

7 Août 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

recolte-miel.jpg

 

Méfiez vous du miel blond dont parle les poèmes

Le bon miel qui descend des rayons du soleil

Méfiez vous des idées de leur dard insidieux

Ne trempez pas vos doigts dans un recueil

Ce sont des ruches dorés où sommeillent les dieux


Si vous aimez le miel attraper donc un pot

Optez donc pour le miel qui sert à la cuisine

Le bon miel sirupeux dont on fait les gâteaux

Le miel qui vient des fleurs le miel qui dégouline

Qu’on étale sur du pain pour manger en tartines

 

Alain Hannecart (Le miel)

 

En fin de matinée, nous sommes allés récupérer les hausses. Les chasses-abeilles ont parfaitement remplis leur fonction : Très peu d'avettes sur les cadres. Un coup de balayette afin de les chasser et hop directement dans le bac de transport. Les cadres sont lourds de miel. 

 

cadre-miel.jpg

 

Après extraction, le doigt dans "le pot" nous confirme que certains cadres ont un miel au fort % de tilleul (jaune pâle au gout mentholé) et d'autres de chataignier (corsé et de couleur ambré).

 

La récolte est belle, ce qui me rend d'autant plus furieuse après ce Co.nard (avec un grand "C" ) de cultivateur qui nous a flingué nos cinq colonies de la châtaigneraie en début de saison.


D'ici une petite semaine nous pourrons soutirer le miel du maturateur afin de le mettre en pots pour le plus grand régal de la famille.

 

* * * * *

Lire la suite

C'est la veille du jour de récolte, nous posons les chasses-abeilles ...

6 Août 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

cone-chasse-abeillesLe chasse-abeilles est un système ingénieux permettant aux avettes de descendre des hausses vers le corps de la ruche sans avoir la possibilité de remonter. Il est formé d’un cadre de bois perçé de trous munis de petits cônes autorisant uniquement le passage dans un sens.


  La récolte se fait en deux temps :


chasse-abeilles

Le soir du jour précédant la récolte nous intercalons un chasse-abeilles entre un nourrisseur couvre-cadres posés sur une hausse munie de cadres tirés elle-même posée sur le corps de la ruche et les hausses  pleines de miel. 

 

De Haut en Bas nous avons donc :

      Le toit

      La ou les hausses pleines de miel

      Le chasse abeilles

      Un nourrisseur couvre-cadres

      Une hausse munie de cadres tirés mais

       vide de miel

      Le corps de la ruche

      Le plancher grillagé (ou non)

 

Nous retournerons au rucher le lendemain après-midi pour récupérer les hausses de miel débarrassées de leurs abeilles. 

 

Les chasses abeilles restent donc une vingtaine d'heures en place pour laisser suffisamment de temps aux ouvrières pour redescendre au contact de leur reine mais pas trop non plus car ces petites malines ont tôt fait pour trouver la parade et remonter dans les hausses afin de récupérer le ur miel.

 

Généralement, le ramassage des hausses se fait rapidement, sans fumée - le miel est ainsi exempt de toute odeur parasite - et sans brutalité : toutes les abeilles étant dans le corps de ruche ou dans la hausse vide.


* * * * *


 ◊   Attention : Il faut bien ajuster les hausses et le chasse-abeilles entre eux sinon les hausses pleines de miel restées sans protection seront pillées sans vergogne par les autres abeilles du rucher. 

Lire la suite

La Ruche Voirnot est adaptée à ma région.

27 Juillet 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

130725-Abeille 01Après les déboires de la fin du printemps, enfin de bonnes nouvelles au royaume d'Ong-Mat.

 

Avril et mai ont vu la floraison de nombreux fruitiers, puis début juillet, le grand Tilleul s'est paré d'une multitude de fleurs parfumées et deux semaines plus tard les châtaigniers se sont couverts de chatons.

En dépit d'un début d'été pluvieux, les avettes en ont profité pour récolter une masse de pollen et de nectar.


La colonie de cette Voirnot a récolté de quoi remplir 3 hausses complètes. Il faut dire que cette ruche est parfaitement adaptée au climat de notre région semi-continentale aux amplitudes de températures importantes (-15° durant plusieurs jours l'hiver à + 35° l'été).


En effet, l'un des premiers avantages de la ruche Voirnot est son format quasiment cubique qui, proche de l'habitat naturel des abeilles (plus ou moins sphérique), offre un indubitable confort aux colonies. C' est un énorme atout surtout en période de froid intense, la température est bien conservée et les avettes font une réelle économie de chauffage.

C'est pourquoi, elle est l’idéale pour les ruches en altitude à partir de 500 m.

La production est également plus importante. Autre atout pour cette ruche : La bonne quantité de provisions pour les colonies ce qui réduit la perte d’abeilles.

 

En été, un nourrisseur-couvre cadres fait office de régulateur thermique.

 

Encore quelques jours et nous effectuerons la récolte.

    

* * * * *

Lire la suite

Gelée royale …

2 Juin 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://farm5.static.flickr.com/4033/4650432381_afaa6f01d0_b.jpg

 

La gelée royale est une secrétion produite par le système glandulaire céphalique (glandes hypopharyngiennes et glandes mandibulaires) des nourrices. C'est à dire des ouvrières adultes dont l'age se situe entre le cinquième et le quatorzième jour. C'est seulement dans les cellules royales (larves de reine) que l'on trouve la Gelée Royale en quantité suffisante pour la récolter. 


La gelée royale est une substance blanchâtre aux reflets nacrés, à consistance gélatineuse, de saveur chaude, acide et très sucrée, qui constitue la nourriture exclusive :

◊ de toutes les larves de la colonie, sans exception, de leur éclosion jusqu’au troisième jour de leur existence,
◊ des larves choisies pour devenir reines jusqu’au cinquième jour de leur existence,
◊ de la reine de la colonie pendant toute la durée de son existence à partir du jour où elle quitte la cellule royale.


La Gelée Royale est un véritable concentré d’éléments vitaux :

66% d’eau
13 % de protides (acides aminés)
14,5% de glucides
4,5% de lipides
Vitamines du groupe B (B3, B5, B8, B9),
Vitamines A, C, D et E, minéraux (cuivre, phosphore, fer…),
De nombreux acides aminés et acides gras essentiels.
D’autres nutriments tels que l’acétylcholine (indispensable au bon fonctionnement des cellules nerveuses et des neurones) et des principes anti-bactériens. La gelée royale est notamment le produit naturel le plus riche en vitamines B5. Toutes ces substances sont notamment connues pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme.


La gelée royale est un produit acide et fragile. gelee-royale-copie-1Pour pouvoir la conserver plusieurs mois sous sa forme « pure », il faut la garder au froid (entre 2 et 5°C) à l'abri de la lumière et de l'humidité. 


Attention :
Ne vous approvisionnez pas auprès d'un fournisseur étranger, les normes sanitaires ne sont pas les mêmes partout dans le monde. En effet, certains apiculteurs (en particulier ceux de pays asiatiques) "traitent" leurs abeilles aux antibiotiques.


* * * * * * *

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>