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Le blog de Ong-Mat

Articles avec #apiculture tag

Miel liquide, crémeux ou cristallisé ?

20 Août 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Oubliez les préjugés selon lesquels le miel cristallisé serait de médiocre qualité et le miel liquide «trafiqué».

On pourrait faire une comparaison peut être un peu osée en imaginant un sorbet. Au départ simple coulis de fruits, il devient mis au froid un granité et enfin de la glace. Dans les 3 cas il s'agit de la même préparation même si la sensation gustative est différente.

Acheter du miel est affaire de confiance. En acquérant directement du miel auprès d'un apiculteur, on est sûr de sa provenance. Si on n'a pas cette possibilité, mieux vaut acheter son miel dans un magasin qui peut vous renseigner sur son origine.

http://farm3.static.flickr.com/2507/3780580585_ba56d8760f_b.jpgConservé dans la ruche, à une température au alentour de 33 ° ainsi qu'un taux d'hygrométrie quasi constant (15,4 est parfait mais il faut qu’il soit en dessous de 17), le miel à l'extraction est clair et fluide.

Pour récupérer le miel, l'apiculteur doit le centrifuger le mieux étant de le faire à froid ainsi le miel conservera toutes ses propriétés. La centrifugation à chaud (c'est à dire en le chauffant légèrement à 40°), faite quelques fois par les industriels, détruit une partie des substances volatiles contenues dans le miel.

miel-liquide.JPGAprès la mise en pots, le miel se solidifie naturellement, car il contient du glucose qui se cristallise et du fructose. Plus il contient de glucose, plus il se fige vite (miel de trèfle) et inversement si le fructose est abondant (miel d'acacia), le miel restera liquide plus longtemps.

Ce phénomène de cristallisation est d'autant plus rapide que le miel est conservé dans un endroit froid. Si on le préfère fluide il suffit de réchauffer un miel cristallisé au bain-marie (40 degrés max.) pour le liquéfier mais il perd un peu en arôme. (Le chauffage direct au micro-ondes est à éviter.)

On observe parfois, chez les miels contenant très peu d'eau, la formation d'une «fleur» à la surface (un peu comme les fleurs de sel dans les marais salants). C'est un phénomène naturel qui ne nuit pas à la qualité.

Alors que vous aimiez le miel, liquide, crémeux ou solide peu importe du moment que vous en mangiez !

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Les "Agents d'Entretien" doivent repasser derrière l'apicultrice …

13 Août 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Pour éviter la propagation de maladie ou de parasite d'une ruche à l'autre, notre apicultrice a pris la précaution de marquer chaque élément (corps, hausses, nourrisseur-coucres-cadres) avec une punaise de la même couleur. http://img189.imageshack.us/img189/3208/cadreleche.jpgAinsi, après avoir effectuer la récolte du miel, a-t-elle pu remettre chacune des hausses au-dessus de leur ruche respective.

Les abeilles peuvent alors, en toute quiétude, récupérer le reste de miel contenu dans les alvéoles désoperculées.
Cette technique évite les bagarres entre les colonies d'abeilles qui ne manqueraient pas de se produire si les hausses étaient laissées dans un coin du rucher, mais également l'attraction que représente ce nectar pour tous les autres insectes comme les guêpes et les frelons. . . que les apiculteurs n'apprécient pas particulièrement car ils s'attaquent ensuite à leurs petites mouches à miel.
Cela évite également, le courroux des voisins qui n'apprécient généralement pas le vrombissement d'insectes sur-excités par cette friandise !

10 jours plus tard, vous pouvez constater que les "super-agents d'entretien" ont parfaitement nettoyé ce cadre, elles ont même réparé les "accrocs" faits par l'apicultrice maladroite que je suis, lors de l'extraction dans la centrifugeuse.

Ces cadres parfaitement nettoyés passeront l'hiver sans trop problèmes dans leur hausse. Ils seront moins sujet a être "occupés" par la fausse-teigne. 

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Sénéchal du royaume de Ong-Mat

6 Août 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://farm3.static.flickr.com/2599/3747122416_05b077d3b1_o.jpg

Si, sous l'ancien régime, cette charge de "Sénéchal" s'avérait prestigieuse et lucrative l'abeille qui occupe cette fonction dans la ruche est simplement une ouvrière corvéable à merci.
Elle doit veiller sur toutes les cellules qu'elles soient occupées par le couvain, le pollen, du nectar ou du miel … C'est à elle que revient donc la fabrication des opercules. Ces petits couvercles de cire qui vont laisser passer ou non l'air selon qu'ils protègent le miel (Ils seront alors opaques) ou le couvain qui a besoin de respirer.

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Sur cette photo, on aperçoit le début de l'operculation.

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Ses fleurs sont celles du coeur …

31 Juillet 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://img203.imageshack.us/img203/4080/abeillehortentia.jpg

… Tu l'auras ta maison avec des tuiles bleues,
des croisées d'hortensias,
des palmiers plein les cieux,
des hivers crépitant près du chat angora …

Claude Nougaro - Tu verras -

L’hortensia (ou Hydrangea) est un arbuste très commun de la famille des hydrangeacées qui fleurit du début de l’été jusqu’à fin septembre. Au début de l’automne, les inflorescences sèches demeurent sur la plante et contribuent avec les couleurs du feuillage à l’ambiance automnale.

Selon la variété, la couleur des fleurs dépend de l’acidité du sol (bleu en sols acides, roses en sols neutres ou calcaires). Il existe également de nombreuses variétés à fleurs blanches.

Certaines variétés disposant de crampons peuvent également tapisser un mur ou une façade bien exposée.

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En hommage à Monica la gentille korrigane dont l'hortensia est une des fleurs préférées.

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Les Alchimistes du Miel …

30 Juillet 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://farm4.static.flickr.com/3652/3656110521_20df64321c_b.jpg

De retour au rucher, après avoir passé le contrôle des gardiennes, la butineuse exténuée confie son chargement de nectar à une abeille restée à la ruche. La tranmission s'effectue sous forme de bouche-à-bouche : la trophallaxie.
La «donneuse» refoule le contenu de son jabot et dégorge en fines gouttelettes son nectar pour la «receveuse», qui l'avale et le fait transiter à plusieurs reprises entre sa trompe et son jabot. Puis la deuxième ouvrière le régurgite à son tour à une troisième, et ainsi de suite. La précieuse goutte, qui n'est déjà plus du nectar sans être encore du miel, circule très vite de langue en langue pendant un bon quart d'heure en moyenne.

http://farm3.static.flickr.com/2735/4432795920_ae700fe580_b.jpg

A chaque voyage dans un jabot, la matière première se transforme un peu plus sous l'effet de la salive, des sucs digestifs et de l'acide formique. Les sucres qui composaient le nectar subissent une modification (Transformation chimique : par l’interversion du saccharose en deux molécules plus simples : Glucose et Fructose qui commence dans le jabot de la butineuse sous l’influence de la salive riche en invertine, secrétée par le système des glandes salivaires), tandis que la chaleur de la ruche fait s'évaporer l'humidité en la refoulant sous forme de gouttes. Les ouvrières étalent l'excès d'eau sous leur trompe. C'est la phase de séchage actif qui dure de 15 à 20 minutes.

Pour ceux qui aiment la chimie, voici le schéma de cette transformation :

C12 H22 O11 (saccharose) + H2O  vont donner →  C6 H12 O6 (glucose) + C6 H12 O6 (fructose). 

Le «Glucose » et le  «Fructose» ont donc la même formule chimique. Ces molécules sont, en effet, construites dans l'espace comme le miroir l'une de l'autre (Comme la main droite vis-à-vis de la main gauche). On les distingue car elles ne dévient pas la lumière polarisée dans le même sens. L'une la dévie vers la gauche, celle du fructose, qui a reçu pour cette raison le nom de « lévulose ». L'autre la dévie vers la droite, celle du glucose, appelé pour cette raison « dextrose ».

Lorsque la teneur en eau est tombée entre 40-50 %, la phase suivante commence : les abeilles déposent la goutte, maintenant épaisse comme du sirop, dans une cellule qu'elles remplissent au quart ou au tiers. Les ventileuses entrent en jeu pour éliminer le surplus d'eau de ce miel encore trop liquide. Battant frénétiquement des ailes, elles organisent des courants d'air au-dessus des alvéoles, favorisant l'évaporation. C'est la phase passive qui va prendre de 4 à 5 jours avant l'operculation. 

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Telles des Vestales, elles gardent l'entrée …

23 Juillet 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://img94.imageshack.us/img94/6562/abeillesgardiennes.jpg

Les butineuses ou les éclaireuses que l'on voit sur les fleurs ne piquent pas, contrairement aux idées reçues. Tout à leurs missions de repérage et de récolte, ces ouvrières ont d'autres chats à fouetter. Les seules qui passent à l'attaque sont les sentinelles qui montent la garde autour de la ruche.

Farouches protectrices de leur ruche, les vierges guerrières en interdisent l'entrée aux rôdeurs, pillards et autres indésirables attirés par le miel. Pour pénétrer dans la colonie mieux vaut montrer patte blanche, c'est-à-dire porter l'odeur de la reine, qui est comme une marque de fabrique ou être un mâle en période d'abondance. Fidèles au poste sur le seuil de la ruche, les vestales assurent la défense de la cité au péril de leur vie. Malheureusement pour elles, ce ne sont pas les amateurs de miel qui manquent : guêpes, frelons, mulots … jusqu'au plus gros consommateur : l'homme.

L'abeille ne meurt pas forcément en piquant un autre insecte, car son dard ressort sans mal de la chitine de son adversaire. Ce qui la tue, c'est de laisser son aiguillon dans une chair  "élastique" qui le retient malgré elle ... comme la peau humaine. Avec son dard, c'est une partie de ses viscères que la piqueuse abandonne, se sacrifiant du même coup. Opération kamikaze, diront les uns ; Accident, rectifieront ceux qui préfèrent parler des risques du métier.

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Photo prise sur le Web : Maxx

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J’aimerais goûter au miel du Bournat

16 Juillet 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://img149.imageshack.us/img149/3734/100711bournat03.jpg

Diderot et d'Alembert notent, dans leur Encyclopédie, l'utilisation de la paille pour la fabrication des ruches dites "Bournats" et leur supériorité sur toutes les autres :

Chaudes, maniables, résistant aux injures du temps, point sujettes à la vermine. Les mouches y travaillent mieux que dans toute autre ruche ...
Le principal est de les faire toujours un tiers plus hautes que larges et d'en façonner le dessus en voûte...
Les grandes ruches sont de 15 pouces (27 cm) de large sur 23 pouces de haut (40 cm sur 60 cm)... On y met les essaims jusqu'au milieu de juin. Les ruches moyennes de 13 pouces sur 20 recevront les essaims jusqu'au ler juillet. les petites ruches de 13 pouces sur 17 recevront les derniers essaims...
Il faut enduire les ruches en dehors du cendre de lessive ou de terre rouge (ocre) dont on fait un mortier avec de la bouse de vache, pour les garantir des vers. Quand elles sont sèches, on les passe légèrement sur de la flamme de paille, puis on les frotte en dedans avec des feuilles de coudrier et de mélisse.
Il faut que les ruches soient posées sur des sièges ou des bancs élevés d'un bon pied (30,50 cm), pour que les crapauds, les souris et les fourmis n'y puissent pas monter... Ils peuvent être de terre, de bois, de pierre ou de tuilot... Mais l'assise doit être convexe pour qu'il s'y amasse moins d'humidité. "

http://img6.imageshack.us/img6/7065/bournat.jpgSi la paille de seigle était préférée à celle de blé pour la fabrication de ces bournats, c'est que les fibres de seigle sont plus longues et plus résistantes, de ce fait elles assuraient à l'ensemble une plus grande robustesse.

On rassemblait des mèches de paille grossières, lâches et sans torsades après les avoir fait passer dans un entonnoir ou tout simplement une corne de vache. On enroulait de la paille autour de ces mèches lâches avant de les maintenir solidement en place par des liens de ronce, placés et entrelacés à intervalles réguliers. Il était important qu'il ne reste plus de sève entre l'écorce et le coeur de la ronce, aussi on la coupait en hiver. On n'utilisait pas ces liens de ronce avant d'avoir fondu en quatre la tige pour en ôter la moelle. Ce travail se faisait en général au couteau.

Le miel était récolté une fois l'an par le "Maître des abeilles". Cette opération était effectuée à la fin du printemps de manière à ce que la colonie ait le temps de refaire à la fois ses provisions et un nouveau couvain avant la mauvaise saison. Il fallait être deux pour procéder à ce travail : L'un extrayait tandis que l'autre tenait les outils, dont l'enfumoir.
http://img35.imageshack.us/img35/6324/bournatmelina1965.jpgPour extraire le miel du bournat, on utilisait une espèce de grande cuillère. Cire et miel étaient ensuite déposés dans un vaste chaudron de grès. 

Les femmes devaient alors extraire le miel. Dans une sorte de grand torchon de toile de chanvre, cousu en pointe, elles déposaient une masse de ce miel et cire encore intimement mêlés. A deux, elles tordaient aussi fort qu'elles le pouvaient cette masse enfermée dans la toile et le miel coulait, pour être recueilli dans un autre récipient, puis mis dans de petits pots. Ce miel, étendu sur un "galetou", sorte de crêpe, représentait un régal pour les enfants ...

Lorsqu'il s'agissait de changer la ruche de place, on opérait le soir, à la nuit tombée. On enveloppait le bournat dans un drap de chanvre, après s'être assuré que toutes les abeilles étaient bien rentrées à la ruche. On procédait alors au déménagement du bournat.

Vendre une ruche pouvait porter malheur par conséquent on procédait à des échanges. Dans notre Limousin, il, n'était pas bon de connaître le nombre exact de ses bournats, aussi on en laissait un ou deux de vides parmi les autres. Bien que les abeilles n'aiment pas être volées, un bon rucher se devait d'être composé de la proportion suivante : un essaim volé, un essaim trouvé et un essaim acheté. 

Les bournats étaient la propriété exclusive du métayer ou du bordier (*) et la récolte de miel leur appartenait intégralement.

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Métayer : Agriculteur exploitant une terre avec les matériels et animaux du propriétaire et partageant de moitié avec lui les fruits de son labeur. Les métairies pouvaient être assez importantes et l'exploitation pouvait aller jusqu'à 50 ha.

Bordier : Agriculteur (appelé aussi laboureur à bras) exploitant une borderie et payant une rente annuelle au propriétaire. Les borderies inférieures en général à 10 ha étaient plus petites que les métairies et le bâtiment principal ne comportait qu'une ou deux pièces.

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Les Cirières travaillent sans relache …

10 Juillet 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://img705.imageshack.us/img705/8457/africanbees.jpgLa construction du nid exige une organisation très élaborée. Les ouvrières bâtisseuses, ou cirières, sont âgées de 12 à 19 jours quand leurs glandes cirières sécrètent la cire à partir du miel qu'elles absorbent. Elles consomment dix fois en miel ce qui est produit en cire (10 kilos de miel pour 1 kilo de cire). L'assistance des ventileuses est également requise pour maintenir la cire à une température adéquate. Ces deux conditions réunies, la «chaîne cirière» peut se monter ou plutôt descendre.

Pour constituer une chaine cirière, une abeille se suspend au plafond (l'ouvrage commence par le haut), une autre s'accroche à ses pattes arrières qui pendent dans le vide, et ainsi de suite jusqu'à former une chaîne vivante. Plusieurs chaînes pouvent être reliées entre elles par des insectes qui sont alors complètement écartelés.
Grâce aux brosses de ses pattes postérieures, une ouvrière bâtisseuse commence par récupérer les lamelles de cire, elle les porte ensuite à sa bouche pour les malaxer et les humecter de salive. La boulette qui résulte de cette opération passe ensuite de cirière en cirière avant de parvenir aux abeilles chargées de la construction des alvéoles. Celles-ci utilisent leurs mandibules pour aplatir la cire et façonnent alors des parois d'une incroyable minceur : 0,073 mm. Au cours de toutes ces opérations, les antennes jouent le rôle d'instruments de mesure de haute précision.

http://img441.imageshack.us/img441/2261/cireblanche.jpgLes abeilles vont fabriquer des rayons de cire jusqu'à fin Juillet / début Aout ensuite la population déclinant, elles estimeront avoir moins besoin de place et ne bâtiront plus sauf cas en d'essaimage tardif. C'est pourquoi, il est inutile de mettre des cadres neufs à tirer après le 15 juillet.

Une fois achevées, les cellules ont une forme hexagonale. Leur hauteur varie selon leur destination (réserve de nourriture ou couvain). Elles sont légèrement inclinées vers l'intérieur et s'emboîtent parfaitement les unes dans les autres sur un rayon, formant ainsi un ensemble remarquable par sa solidité : un rayon composé d'environ 40 g de cire peut supporter près de 2 kg de miel !

Blanche au début, la cire des parois devient brune et noirâtre en vieillissant.

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Les abeilles sont elles menacées de disparition ?

2 Juillet 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Malformations, troubles du système nerveux, désorientation, troubles du comportement,
les abeilles présentent toutes sortes de symptômes qui révèlent un état de santé fragile.
Certaines abeilles ne retrouvent pas leur ruche.
D’autres en sont refoulées parce que non reconnues par le reste du groupe.
C'est le constat de différentes études menées par l'INRA depuis une dizaine d'années …

Qui en est responsable ? 

 Les insecticides nouvelle génération :

Leurs composants l’imidaclopride ou le fipronil, sensés protéger uniquement la plante, seraient aussi ingérés par les abeilles lors de la sudation des végétaux. Mais les effets nocifs de ces insecticides ne se limiteraient pas aux seules abeilles. Ces molécules présentent des dangers multiples pas encore assez évalués en particulier sur l’homme.

Les agriculteurs qui ne respectent pas les consignent des fabricants et qui pulvérisent les produits aux heures chaudes de la journée, au moment où les abeilles sont en pleine activité.

Certaines cultures OGM ont elles aussi été mises en cause car leurs semences produisent leur propre insecticide.

http://farm5.static.flickr.com/4117/4752500180_91fbcc4c1c.jpg
Le manque de biodiversité en cause :

Les monocultures engendrent de grandes périodes de disette suivies ou précédées de pléthore de nourriture. Les ruches dont les abeilles trouvent une source d'alimentation abondante (champ de colza par ex) se développent largement. Soudain, cette source se tarie sans que rien ne vienne la remplacer. Les colonies ne peuvent plus rien récolter et meurent littéralement de faim. 

 

Des agents extérieurs connus :

Des parasites comme le varroa évoqué en début d'année.
De nouveaux prédateurs comme frelon asiatique dont nous avons déjà parlé ou le petit coléoptère, Aethina tumida, venu d'Afrique.
Des Champignons parasites comme
Nosema cerenae

Et ne nous voilons pas la face, les comportements de certains apiculteurs heureusement peu nombreux.

L'apiculture est un métier et comme tel, l'apiculteur se doit de respecter les besoins de son "cheptel" malheureusement ce n'est pas toujours le cas.

Certaines méthodes d’élevage intensives & productivistes sont discutables : Pour avoir plus de miel, certains récupèrent la totalité du travail de leurs ouvrières. A l'entrée de l'hiver ces dernières n'ont plus comme réserves que du liquide sucré  (fourni par l'apiculteur) dépourvu de tous les nutriments  (en particuliers des acides aminés) nécessaires à la bonne santé des avettes. Il n'est donc pas étonnant d'avoir au printemps suivant des colonies faibles …

♦ Notre abeille locale dite "la petite noire" n'est pas toujours très coopérative. Il arrive même qu'elle soit un tantinet agressive.
http://img441.imageshack.us/img441/4817/transhumance.jpgC'est pourquoi de nombreux apiculteurs ont préféré travailler avec une abeille "fabriquée" : La Buckfast beaucoup plus douce et productive mais également beaucoup plus fragile.

♦ Pour pallier au manque de nourriture engendré par les monocultures, les apiculteurs emmènent leurs ruches en transhumance. Cette technique entraîne une augmentation de l'activité des butineuses donc une plus grande fatigue et provoque un stress énorme sur les colonies. En effet, les ouvrières doivent s'adapter à un nouveau lieu : Nouveaux repérages, nouveau biotope, nouvel environnement … sans compter les troubles liés au voyage lui-même.

En dernier ressort le comportement de tout un chacun

Nous sommes nombreux à aimer fleurir notre jardin, malheureusement de nombreux hybrides (plus jolis, plus colorés, plus …, plus …) ne sont ni nectarifères ni même mellifères. D'autres plantes "importées" comme le buddleia ou arbre à papillon sont inadaptées aux langues (trop courtes) de nos abeilles locales. Certains végétaux sont même dangereux pour les abeilles (Cf art. sur les tilleuls)

Nous utilisons également des insecticides …

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En conclusion, le seul responsable de cet état de fait c'est l'Homme (être humain)
qui bouleverse son éco-système,
introduit de nouveaux prédateurs contre lesquels l'abeille est impuissante
lui impose des contraintes de productivité …

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Dans la ruche, la stakhanoviste du boulot c'est l'ouvrière …

24 Juin 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

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Comme la Reine, elles sont issues d'œufs fécondés. Mais leur morphologie est différente de cette dernière. Elles ne peuvent se reproduirent (organes génitaux atrophiés).
Cependant, en cas de la mort subite de la reine et sans possibilité d'en créer une autre (hiver, mauvaise conditions météorologiques etc …) une des ouvrières peut se mettre à pondre mais, elle n'engendera que des mâles haploïdes (petits et sans valeur).

◊ Les larves ne sont nourries que 2 à 4 jours à la gelée royale.
Elles naissent au 21ème jour après la ponte de l'œuf.

Tout au long de leur vie, les ouvrières adoptent plusieurs rôles :

http://farm4.static.flickr.com/3360/3222635606_311ec21c09_o.jpg Elles nettoient, du 1er au 4ème jour, surtout les 2 premiers.
Elles nourrissent leurs congénères, du 3ème au 12ème jour. Jusqu'au 6e jour elles nourrissent les larves agées, ensuite les larves jeunes grace à la gelée royale qu'elles sont capable de régurgiter.
Elles prennent soin de la reine, du 2ème au 10ème jour.
Elles sécrètent de la cire, du 4ème à 20ème jour, surtout du 10ème au 14ème.
Elles reçoivent et stockent nectar et pollen, du 10ème au 22ème jour.
Elles ventilent du 3ème au 16ème jour.
http://farm2.static.flickr.com/1040/706277884_6be15b9dff_b.jpg Elles gardent l'entrée de la ruche et pratique le rappel à partir du 18ème jour.
Elles butinent du 11ème au 32ème jour, voir 36ème. Elles récoltent pollen, propolis, nectar et eau.

Elles ont la faculté, par nécessité, de reprendre toutes ces fonctions en cas de désorganisation brutale de la colonie.

Il y a deux "générations" d'abeilles ouvrières : Celles d'hiver et celles d'été. Leur morphologie est identique, mais la physiologie est différente.

Les abeilles d'été ont les glandes hypopharingiennes plus développées. Elles ne vivent que de 4 à 5 semaines probablement à cause d'une importante fatigue.
Les abeilles d'hiver ont plus de corps gras dans l'organisme et vivent de septembre à mars sans doute parce qu'elles s'épuisent moins.

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