Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Ong-Mat

Articles avec #apiculture tag

L'Abeillaud ou Faux-Bourdon - 1 -

24 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Le mâle de l'abeille (ou abeillaud) est communément appelé faux bourdon à cause de sa taille le faisant vaguement ressembler au vrai bourdon.

Il se distingue des ouvrières par des signes visibles : http://farm5.static.flickr.com/4064/4545667699_24a3b0f1e3_b.jpg
  • De gros yeux, avec plus de 8 000 facettes (5 000 chez les ouvrières)
  • Un abdomen plus gros et plus arrondie que celui d'une ouvrière.
  • Un poids plus important : Il est 2 fois plus lourd (220 mg) qu'une butineuse (100 mg) 
  • Un vol bruyant

et des signes moins évidants :
  • Pas de dard : Il ne pique donc pas.
  • Une langue plus courte ce qui lui rend le butinage quasiment impossible à effectuer. 
  • Antennes plus longues d'un segment, mais surtout avec 10 fois plus de capteurs (30 000) qu'une ouvrière.
  • Pas de glandes cirières
  • Pas de brosse à pollen.

Un mâle nait 24 jours après la ponte de l'œuf d'un ovule non fécondé. Il a donc une mère mais pas de père. Ce mode de reproduction est appelé parthénogenèse gamophasique.

Cette théorie value à son auteur, le père Dzierzon, d'être excommunié par l'église romaine en 1873. En effet, comment un être vivant (Sauf Jésus-Christ né de la Vierge Marie) pouvait-il naitre sans avoir de "géniteur" ?

http://farm5.static.flickr.com/4051/4331018650_82a0622b28_o.jpg
Le patrimoine génétique d'un mâle ne provient donc que d'un seul gamète : l'ovule de sa mère. Il n'a donc que 16 chromosomes. On dit qu'il est «haploïde». Les femelles (ouvrières et reine) qui ont 16 paires de chromosomes (16 venant de la reine et 16 venant d'un mâle) sont dites «diploïdes».

Cependant, le fait qu'un faux-bourdon n'ait que 16 chromosomes ne signifie pas que tous les mâles produits pas une même reine soient tous des "clones" ; L'allèle (c-a-d les différentes versions d'un même gène) sélectionné au moment de la méiose n'étant pas systématiquement le même.
En revanche, tous les spermatozoïdes produits par un même mâle sont tous semblables à l'ovule qui lui a donné naissance. Le Faux bourdon est donc le seul dépositaire fertile de la transmission des gènes de la reine (sa mère), ses demi-soeurs ne pouvant se reproduire.
 

De ce fait, pour obtenir une lignée "suivie" outre la reine, les professionnels doivent égalem ent sélectionner les faux-bourdons :
  • http://farm4.static.flickr.com/3383/3295526248_26365ddf5e_o.jpgIl faut dans un 1e temps "récolter" le sperme d'une quinzaine de mâles matures * en appuyant sur leur abdomen de façon à faire apparaître l'endophallus (c-a-d l'ensemble retroversé). On choisit de préférence des mâles collectés dans le corps de la ruche ou juste sur la planche d'envol même si ce n'est pas une garantie d'appartenance à la ruche car contrairement aux ouvrières, les mâles circulent librement d'une colonie à l'autre. Cette acceptation des mâles par n'importe quelle ruche, et leur grand rayon d'action (jusqu'à 3 kms), assure le brassage génétique.
  • Puis, dans un 2eme temps, anesthésier la reine au CO2, ouvrir son vagin et y introduire le sperme. (Je n'irais pas plus loin ne connaissant pas la procédure)
Le rôle d'un mâle est tellement spécifique que dès qu'il l'a accompli il meurt dans les minutes qui suivent son accouplement avec une reine.
Cette mort est due au fait que son système reproducteur reste accroché à celui de la reine avec laquelle il s'est accouplé. Un peu comme une ouvrière laisse sont dard après avoir piqué.

* Ce mâle n'est pas mature car ses cornues ne sont pas orangées.
Il faut environ 40 jours depuis l'oeuf pondu pour faire un faux bourdon mature sexuellement.

* * * * * * *
Lire la suite

Métamorphose : Oeufs, Larves, Nymphe, Adulte …

22 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

Les abeilles comme beaucoup d'autres insectes subissent une métamorphose complète.  Cela signifie que l'insecte qui sort de l'oeuf ne ressemble absolument pas à l'adulte. Cette métamorphose comprend les stades suivants: oeuf,  larve, nymphe, abeille adulte.

---------  Oeufs d'ouvrières  --------- 
(Petits bâtonnets blancs dans les cellules)

L'œuf de forme oblongue, est blanc nacré. Le premier jour, il a 1.5 mm de long sur 0.5 mm.
Il est droit au fond de la cellule. Il s'incline légèrement le deuxième jour
puis, prend la position horizontale le troisième jour.

http://farm4.static.flickr.com/3362/3653690302_8319dd3c62_b.jpg

L'oeuf donne naissance au bout de 3 jours à une larve

---------  Stade larvaire  ---------

L'éclosion a lieu et la larve (sorte de vers blanc) apparaît le quatrième jour.
A partir du cinquième jour, elle grossit rapidement
alimentée par les nourrices avant de devenir
une nymphe au neuvième jour de sa vie.

http://farm4.static.flickr.com/3416/3222877380_132a6b084f_o.jpg

 

---------  Stade de la Nymphose  ---------
(Les cellules sont operculées)

Les ouvrières enferment alors la nymphe dans son alvéole et celle-ci ne se nourrit plus
jusqu'à sa transformation complète en adulte

http://farm3.static.flickr.com/2634/3801374297_a3c0478d7a_b.jpg

 

La durée qui s'écoule entre l'oeuf et l'abeille adulte est de :
  ◊ 
  16 jours pour une Reine
  ◊    21 jours pour une Ouvrière
  ◊    24 jours pour un Mâle ou Faux-bourdon

On nomme couvain l'ensemble des œufs, larves et nymphes, protégés par les nourrices.

* * * * * * *

Lire la suite

Couvain de mâles et d'ouvrières sur cadron

21 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://farm4.static.flickr.com/3117/3224947103_6752229f29_b.jpg

Sur ce cadron (petit cadre de nucleus de fécondation) nous voyons deux types de cellules du couvain :

Les cellules d'ouvrières (en bas à droite) sont les plus nombreuses dans la ruche, les plus petites et leurs opercules sont plans.
Les cellules de mâles sont moins nombreuses plus grosses que celles des ouvrières et l'opercule est convexe.

La reine pond un seul œuf par cellule au centre du nid (ou d’un cadre). Elle va du centre vers l’extérieur. La reine est capable d'identifier les cellules d’ouvrières et celles des faux bourdons, plus grosses à l’aide de sa première paire de pattes.

Lorsqu’elle reconnaît une cellule d’ouvrière, le passage de l’œuf dans les voies génitales s’accompagne d’une libération d’une quantité infime de spermatozoïdes par un mouvement réflexe qui contracte une valve située sur le canal de la spermathèque. L’œuf est alors fécondé et donnera une ouvrière.

Si elle reconnaît une cellule de mâle, il n’y aura pas de fécondation. C'est ce qu'on nomme la parthénogénèse.


Le mot opercule désigne la pellicule de cire que les abeilles utilisent pour fermer les alvéoles pleines de miel ou celles contenant les jeunes larves.

* * * * * * *


Lire la suite

Permutation pour la miellée : Couvre-cadres / Hausse

20 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

 

Pour éviter un brusque changement de température qui refroidirait le couvain j'avais installé dans un 1er temps une hausse en indirect (c'est-à-dire en intercalant le nourrisseur couvre-cadres entre la hausse et le corps).

15 jours plus tard, j'ai constaté que les abeilles rentraient pollen ET nectar. De plus , après avoir ouvert la ruche j'ai vu que quelques une d'entre-elles étaient présentent dans la hausse. Le beau temps est arrivé et avec lui les arbres fruitiers : cerisiers, pêchers, pommiers … sont en fleurs. C'est une période de forte miellée. 

J'ai donc décidé de redescendre cette hausse en direct sur le corps et de remettre le nourrisseur au-dessus.
Ainsi, ce dernier servira de régulateur thermique et si je ne peux surveiller la colonie, les abeilles auront encore un "petit grenier" pour stocker leurs provisions.

* * * * * * *


Lire la suite

Essaimage : Installation de ruchette piège

18 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://farm5.static.flickr.com/4043/4531272920_d0643746df_b.jpgJ'ai placé 2 ruchettes pièges à des hauteurs ainsi qu'à des orientations différentes (plein Est et à 1,50 m pour l'une, au Sud et à  2 m pour l'autre) sur une assise stable constitués par des rondins du bucher.

J'ai passé ces ruchettes (Dadant 6 cadres qui avaient déjà servi) à la flamme ce qui a 2 avantages :

  • d'une part désinfecter le corps et les cadres
  • et  d'autre part répandre des odeurs de cire et de propolis qui appâteront les butineuses. On peut aussi frotter l'intérieur du corps avec de la mélisse officinale (melissa - aussi appelée "citronnelle" pour son odeur citronnée = c'est la même plante).  Ses caractères parfumés sont dus à des molécules qui se retrouvent aussi dans les secrétions de la glande de Nossanov des ouvrières. Elle a donc la propriété d'attirer les abeilles volages à la recherche d'un logis. Et de ramener au piège les abeilles averties par les éclaireuses.

http://farm5.static.flickr.com/4068/4530659417_57f24a6f5f_b.jpgDans chacune d'elles, j'ai introduit 2 vieux cadres construits (pris dans d'autres ruches) et des  cadres de cire gaufrée.

  • Les cadres construits attirent les abeilles
  • et les cadres de cire gaufrée permettent aux cirières de se mettre immédiatement à l’ouvrage tout en installant la colonie sur un certain nombre de cadres neufs.

Normalement, une ruchette piège est visitée par des butineuses puis par des éclaireuses avant d'être adoptée par un essaim vagabond. Ces visites permettent aux abeilles de se familiariser et de se rendre compte de l'état de l'endroit destiné à les accueillir. Plus il est intéressant, plus il est visité. Au moment de l'essaimage si l'endroit finit par avoir l'unanimité des suffrages, l'essaim entier en prendra possession.

J'espère voir de nombreuses abeilles visiter mes "pièges", ce sera le signe qu'ils présentent un certain attrait, mais si, après cela, l'essaim ne vient pas, c'est soit qu'un autre apiculteur a eu plus de chance que moi, soit que les abeilles auront trouvé un meilleur endroit.

Il faut être un peu patient car ainsi que le disait mon père :
L'essaimage sera là quand refleurira le lilas !

 
* * * * * * * *

Lire la suite

Couleurs pollens

17 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

pollens-couleursLe pollen est l'élément mâle de la fleur. Il y a autant de sortes de grains de pollen que d'espèces de fleurs. Les couleurs sont aussi variables, du jaune pâle au noir en passant par le bleu et toutes les nuances du brun au rouge.
Les Couleurs sont celles des flavonoïdes contenues dans le pollen qui ont de réels propriétés thérapeutiques.
Trois propriétés des flavonoïdes sont bien établies : une forte capacité antioxydante, des effets protecteurs et dilatateurs des vaisseaux sanguins (veinotoniques) et, pour certains, une tendance à fluidifier le sang (effet anticoagulant).

Le pollen apporte en moyenne 270 Kcalories pour 100 g.

Il est composé :

d'EAU : 10 à 12% pour le pollen frais - 4% pour le pollen sechttp://farm2.static.flickr.com/1252/706277522_cd46ac5bf7_b.jpg
de GLUCIDES (sucres) : en moyenne 35%
de LIPIDES (corps gras) : pour environ 5%
de PROTIDES : en moyenne pour 20% dont une grande partie sous forme d'acides aminés en particulier les 8 indispensables à la vie et que notre organisme ne peut synthétiser : l'isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, le tryptophane et la valine.
de VITAMINES : en particulier celles du groupe B et en moindre quantité celles des groupes A, C, D et E
d'OLIGO-ELEMENTS : Calcium, Magnésium, Potassium, Manganèse etc …
d'ENZYMES : amylase, invertase et certaines phosphatases.
des substances antibiotiques, œstrogéniques, de la rutine …

Il faut consommer le pollen de préférence frais ou congelé car séché il perd une grande partie de ses propriétés. Pour preuve : Mettez du pollen frais dans un verre d'eau et faites de même avec du sec : Constatez le résultat.

pollens-couleurs2
En résumé, le pollen renferme la majorité des éléments indispensables à la vie.
Son action, dans l'état actuel de nos connaissances, est quasiment impossible à reproduire artificiellement même en laboratoire.

Cette richesse fait de cet aliment complet et naturel l'un des meilleurs compléments alimentaires que l'on puisse trouver.

* * * * * * *

 

Lire la suite

Ecartement des cadres

14 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

 

examen-cadre.jpg

L'apiculture dite « moderne », mise en place par des précurseurs tels que Dadant, Voirnot, Warré etc …, a pour but de faciliter l'observation, la gestion et la conservation des abeilles.  Auparavant, la colonie était purement et simplement exterminée lors de l'extraction du miel.

C'est pourquoi les apiculteurs, pour simplifier leur travail, ont mis à la disposition des abeilles des ruches à cadres verticaux séparés par un intervalle fixe d'environ 7,5 mm (± 1,5 mm).
Cette taille correspond à l'espacement nécessaire au passage d'Apis Mellifera. Plus étroit, les ouvrières vont le boucher avec de la propolis plus large elles vont construire des rayons.

Cependant, certains apiculteurs ont imaginé de ne mettre que 8 cadres de cire (bâtis ou non) dans des hausses prévues pour 9. Cette technique permet à celui qui récolte d'avoir moins de manipulations tout en ayant autant de miel car les abeilles vont étirer les cellules.


Lire la suite

Les butineuses, ouvrières zélées de la ruche

11 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

abeilleetpollen.jpg

La pollinisation est assurée par les insectes et/ou le vent. C'est un échange de "bons procédés" entre la fleur et l'insecte. En effet, les nectaires d'une fleur contiennent 0,025 mg de nectar. Pour 1 g de nectar, les abeilles doivent donc butiner 8 000 fleurs. Lorsque l'abeille rentre à la ruche, sa charge en pollen et / ou nectar est d'environ 70 mg alors qu'elle ne pèse elle même que 78 mg ! Ce qui fait que pour faire 1 kg de miel les abeilles doivent visiter environ 5,6 millions de fleurs.


* * * * * * * 


Lire la suite

Catastrophe : Une colonie bourdonneuse !

10 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://farm4.static.flickr.com/3577/3362989442_854078290f_o.jpgCatastrophe ! Après avoir ouvert une ruche, nous constatons que le couvain ne comporte que des cellules de mâles (ou faux-bourdons).De plus, la ponte est hiératique, les oeufs sont disposés n'importent comment dans la cellule et l'on peut même voir deux oeufs dans la même alvéole. C'est le signe que la colonie est bourdonneuse.

C'est à dire que :

soit la "reine" est trop vieille et elle n'a plus de spermatozoïde dans sa spermathèque pour féconder ses oeufs. Elle ne produit donc que des mâles.
soit elle a été remplacée par une ouvrière-pondeuse. Il arrive, en effet, qu'après la mort d'une reine et dans l'impossibilité d'en élever une nouvelle, les ouvrières choisissent l'une d'entre-elles pour la remplacer. Cette "non-valeur" ne peut produire que des mâles. 

Il faut réagir très vite sinon on perd la colonie toute entière.
Les mâles ne peuvent collecter ni nectar, ni pollen etc… la colonie ne peut donc perdurer. Comme nous sommes en tout début de saison apicole et que nous n'avons pas encore de reine à notre disposition, nous n'avons qu'un seul choix : réunir cette colonie bourdonneuse à une colonie en bonne santé afin de sauver les ouvrières. 

* * * * * * * 


Lire la suite

Avril au rucher : Mise en place d'une hausse

6 Avril 2010 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Apiculture

http://farm3.static.flickr.com/2785/4497246233_995c9a333c_b.jpg

Il a fait très beau aujourd'hui : 23° cet après-midi. J'en ai profité pour placer une hausse au dessus du nourrisseur couvre-cadres.

Cette méthode permet :

  1. De ne pas refroidir le couvain. En effet, petit à petit, les avettes vont "conquérir" la hausse sans que le couvain ne soit affecté par une augmentation brutale du volume à chauffer. Quand les ouvrières auront commencé à remplir cette hausse, je la descendrai au niveau du corps et placerai le nourrisseur au-dessus avec une autre hausse.
  2. D'avoir une marge de manoeuvre quand à la conduite de la ruche. En effet, les abeilles ont, ainsi, toujours un espace prêt à les recevoir quand le besoin se fait sentir.


* * * * * * *


Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>