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Le blog de Ong-Mat

Maladies du Couvain (1)

28 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Vocabulaire apicole

Nous avons vu la conduite de notre rucher, en supposant que nos abeilles sont dans un parfait état de santé et le resteront.
 S'il ne faut pas exagérer les dangers des maladies qui sévissent ici et là, il ne faut surtout pas en sous-estimer les dangers.

Vous trouvez qu'une ruche ne travaille pas beaucoup, n'hésitez pas . . .
C'est celle la qu'il faut visiter et attentivement !!!

Au besoin, faites vous aider par l'Agent Sanitaire Apicole de votre secteur.
Ce n'est pas un gendarme, il saura vous conseiller pour lutter efficacement contre les M.R.C. (Maladies Réputées Contagieuses).


L'Ascosphérose ou Couvain Platré (M.R.C.) :

couvain-platre-01.jpgL'Ascosphérose est une maladie du couvain provoquée par un champignon l'Ascosphera apis (péricystismycose) qui dessèche les larves. Toutes les castes (ouvrières, mâles et reines) peuvent être atteintes. La propagation se fait par les spores de ce champignon. Les larves sont contaminées par la nourriture lorsque les conditions sont favorables. Les spores se développent dans l’intestin de la larve, plus rarement sur sa cuticule. Elles germent et forment un mycélium qui va parasiter et tuer la larve.

  • Comment la détecter : Devant la ruche ou sur la planche d’envol, on observe des larves momifiées, dures, blanches (parfois noires). Les larves développent des symptômes après operculation : elles sont redressées dans l’alvéole, reposent « dos » sur le plancher de l’alvéole, tête vers la sortie. On ne constate pas d’atteinte de larves au stade enroulé au fond de l’alvéole. Très rarement, une mortalité importante des larves peut provoquer une dépopulation importante et une baisse notable d’activité au trou de vol.
  • Que faire : Changer la reine est généralement le traitement le plus efficace (à condition de ne pas retomber sur une souche sensible). En sélectionnant les souches dites nettoyeuses, on améliore l’élimination du couvain malade et on réduit les problèmes de couvain plâtré et des maladies du couvain plus généralement. Eliminer le maximum de spores en nettoyant régulièrement le plancher et en changeant les vieux cadres. Désinfecter les outils afin de ne as transmettre la maladie aux autres colonies.

La Loque Européenne (M.R.C.) :

C'est une maladie infectieuse contagieuse du couvain non operculé provoquée par la prolifération de plusieurs agents pathogènes dont le "steptococcus pluton" dans le corps de la larve.

  • Comment la détecter : Les larves meurent avant l'operculation et la ruche dégage une odeur aigre .
  • Que faire : Appeler d'urgence l'agent sanitaire apicole de votre secteur.

La Loque Américaine (M.R.C.) :

C'est une maladie infectieuse contagieuse du couvain operculé dont l'agent pathogène est le Bacillus Larvae.

  • Comment la détecter : Lors de la visite des ruches, surtout celles qui s'affaiblissent, il faut prêter attention au couvain operculé qui doit être normalement compact. Si ce dernier est clairsemé (en mosaïque) avec des opercules perforés, faites le test dit de l'allumette : Enfoncer un bâtonnet dans une cellule perforée et essayer d'en extraire la larve. S'il en ressort une glue brunâtre et visqueuse et que de plus la ruche dégage une forte odeur de colle de menuisier.
  • Que faire : Appeler d'urgence l'agent sanitaire apicole de votre secteur.

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Tendre Violette au parfum léger ...

25 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Fleurs Mellifères ou Nectarifères

viola-odorata.jpg
Et les violettes elles-mêmes, écloses par magie dans l'herbe, cette nuit, les reconnais-tu ?
Tu te penches, et comme moi tu t'étonnes; ne sont-elles pas, ce printemps-ci, plus bleues ?
Plus mauves... non plus bleues (...)
Cesse cette taquinerie !
Porte plutôt à tes narines le parfum invariable de ces violettes changeantes et
regarde, en respirant le philtre qui abolit les années,
regarde comme moi ressusciter et grandir devant toi les printemps de ton enfance ! ... 

Colette, les Vrilles de la vigne (1908).

La légende raconte qu'Adam et Eve chassés du paradis terrestre, versèrent des larmes si amères sur leur situation désespérée, que l'ange qui les guidait vers leur nouveau territoire eut pitié de leur chagrin. Il transforma alors leurs larmes en violettes pour fleurir le champs où ils allaient construire leur nouvelle demeure.

Au Moyen-Âge, viola odorata devint symbole de l'amour courtois. Elle était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. Ses fleurs mêlées à celles de la lavandula angustifolia, cousues dans les oreillers, étaient sensées prédisposer à l'amour grace à leurs effluves sensuelles.

Des siècles plus tard, Napoléon 1er la fit figurer sur les armoiries des Bonaparte, en contrepoint au lys de la royauté. Napoléon aimait énormément les violettes depuis que Joséphine, à leur premiere rencontre lui avait offert le bouquet ornant son corsage. Elle avait, d'ailleurs, revêtue pour leur mariage une robe rebrodée de violettes. Plus tard, elle fit planter différentes espèces de violettes dans le jardin de la Malmaison. Lorsque Napoléon fut exilé à l'Île d'Elbe, il fit le serment de rentrer à Paris à "la saison des violettes". Après sa mort , à Sainte-Hélene, on trouva une petite boite renfermant le bouquet offert par l'impératrice.

La violette symbolise la modestie ou bien encore, un amour secret. Offrir un bouquet de violettes est un geste empli d’humilité, qui rappelle la discrétion de cette petite fleur sauvage.

Les utilisations de la violette odorante sont nombreuses :

  • En parfumerie : On distille principalement les feuilles,
  • En cuisine : Feuilles crues pour les salades et fleurs pour la patisserie,
  • En herboristerie : L'infusion de fleurs de violette est réputée sudorifique et dépurative et la racine émétique.

* * * * *

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Douce Pensée à la corolle veloutée ...

23 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Fleurs Mellifères ou Nectarifères

pensees-copie-1

L’amour les hommes ne cessent d’y penser
Beaucoup utilise le langage des fleurs
Pour dire ce qu’ils ont sur le cœur sans dépenser
De temps à dire des mots venus d’ailleurs ...
Alain Hannecart

La famille des Violacées est une famille de plantes dicotylédones qui comprend 800 espèces en 20 à 23 genres. Ce sont essentiellement des arbres, des arbustes, des plantes herbacées, pérennes ou annuelles, rhizomateuses, à feuilles alternes, souvent en touffes basales, à fleur solitaire irrégulière à 5 pétales libres, les inférieurs formant un éperon à l'arrière. C'est une famille cosmopolite des régions froides à tropicales.

En France, elle est principalement représentée par le genre botanique Viola que sont les violettes et les pensées. Les viola sont des plantes herbacées aux formes diverses : les feuilles peuvent être lancéolées ou réniformes, parfois très découpées ; les fleurs se situent tantôt à l'aisselle des feuilles, tantôt à l'extrémité des tiges ; les cinq pétales irréguliers sont plus ou moins développés...

À l'origine, les Viola sont des plantes vivaces, mais les pensées, qui fleurissent nos jardins, sont des variétés horticoles cultivées comme des annuelles ou des bisannuelles. Le genre Viola se décompose en 2 groupes qu’on reconnait en général par la disposition des pétales :

 

2 pétales vers le haut et trois vers le bas : Les Violettes cornues  (viola cornuta) quant à elles, sont des pensée à petites fleurs (avec ou sans macule) mais à floraison généreuse. On les trouve sous divers coloris : blanc, jaune, bleu, noir ...

4 pétales vers le haut et un vers le bas : Les Pensées des jardins  (viola x wittrockiana) qui se parent de multiples couleurs ; Elles comprennent deux catégories :
- celles à grandes fleurs, avec une macule dont la couleur contraste avec celle de la fleur, et
- celles à fleurs moyennes, généralement sans macule, d'une seule couleur.

Pourquoi l’avoir appelée pensée ? On l’ignore un peu. Certains voient en sa fleur, un visage humain qui hoche la tête sous le vent comme prise dans une profonde ... pensée.

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Comme un cadeau à la vie, le Groseillier-fleurs fleurit ...

20 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Fleurs Mellifères ou Nectarifères

abeille-groseillier.fleur

Mais à quoi jouent les crayons
pendant les récréations ?
Le rouge dessine une souris
Le vert un soleil.
Le bleu dessine un radis,
Le gris une groseille.
Le noir qui n'a pas d'idées
fait de gros pâtés.
Voilà le jeu des crayons
pendant les récréations.

Corinne Albaut (Les Crayons)

Voici les beaux jours de retour, le groseiller-fleur bruissonne. Les abeilles s'y précipitent avec gourmandise délaissant les fleurs du cerisier tout proche.

Originaire de l'Ouest des États-Unis, le groseillier-fleurs est cultivé en Europe à des fins ornementales. De son vrai nom Ribes sanguineum, cet arbuste possède des feuilles à l'arome de cassis d'où son appelation "faux-cassis". Au printemps, il porte de petites fleurs rose carminé foncé regroupées en grappes, suivies de fruits noirs à pruine blanche.

Le groseiller-fleur se bouture et se marcotte très facilement.
J'ai une amie qui le cultive en bonsaï. Au printemps, il est superbe !

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Mélittophile ou Mellitophile ???

16 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Vocabulaire apicole

L’emploi du terme « mellifère », dont l’étymologie signifie « qui porte du miel », prête à confusion ! Il qualifie aussi bien les plantes qui secrètent du nectar et/ou du pollen, que celles qui sont à l’origine du miellat (une déjection sucrée d’origine animale - Pucerons principalement).

Or, si toutes les plantes à fleurs produisent du pollen, toutes ne produisent pas du nectar.  Les adjectifs « pollinifère » et « nectarifère » sont donc mieux adaptés. Le terme « mellitophile » qualifie, lui, les plantes dont le principal pollinisateur est Apis Mellifera.

Les fleurs d'une plante dite mélittophile (ou mellitophile les 2 orthographes sont admises) possèdent une morphologie adaptée à celle de l'abeille, favorisant :

  1. Le recueil du pollen (sur les étamines) ou le dépôt (sur les stigmates). Ces fleurs sont généralement zygomorphes (à symétrie bilatérale), parfois actinomorphes (à symétrie radiale), de préférence de couleur jaune ou bleue.
  2. L'accessibilité du nectar pour nos avettes (Nous avons vu que les fleurs du buddleia ne pouvaient être butinées par Apis du fait de la longueur de leur langue.) Mais également la qualité (concentration en sucre) et la quantité disponible.

En conséquence seule une petite partie des plantes pollinifères ou nectarifères sont réellement mélittophiles.

abeille-rose.tremiereJardiniers amateurs si vous désirez aider nos abeilles, voici quelques végétaux intéressants faciles à planter.

Au Printemps : Crocus et Osier des vanniers favoriseront le démarrage de la ponte en produisant du pollen. Un peu plus tard les fleurs de pruniers, cerisiers, cotoneasters, glycine, groseillers ... aideront au  développement de la colonie.

En Eté : Bourrache, coriandre, framboisier, lavande, mélilot blanc, phacélie (qui est de plus un excellent engrais vert), rose trémière, tournesol ... serviront à la constitution de réserves pour l'hiver mais également à notre bonheur.

Début Automne : Bruyère callune, lierre grimpant ... permettront  une nouvelle récolte de pollen frais afin d'élever les abeilles d'hiver.

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Cuculus ! Autrement dit, il chante comme il s'écrit : Coucou

13 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Au Jardin & dans les Bois

cuculus.jpg

Le coucou chante au bois qui dort.
L'aurore est rouge encore,
Et le vieux paon qu'Iris décore
Jette au loin son cri d'or.

Paul-Jean TOULET

Coucou ! Coucou ! Vite, je fouille mes poches à la recherche d'une petite piècette. Ouf, je sors un euro de ma parka et comme je viens de prendre un petit déjeuner copieux, c'est le signe que pour cette année je ne manquerais pas d'argent et que je n'aurais pas faim - Mais cette année seulement, au printemps prochain il faudra que je me munisse encore de monnaie.
J'avoue que cette tradition me plait davantage que celle qui fait de ce pauvre coucou le symbole de la trahison et du parasitisme en référence à ce pitoyable Gangulf qui découvrit, à son retour de croisade, que sa femme l'avait trompé. D'ailleurs le mot "cocu" fait également référence à notre "cuculus".

Nom scientifique : Cuculus Canorus
Famille : Cuculidés
Taille : 32 0 34 cm
Poids : 105 à 130 grammes
Couleur des Oeufs : gris, bleus, verts, rouges ou bruns,
avec des marques de couleurs variées
Âge maximum : 13 ans

Chant :
"Coucou"

Notre Cuculus Canorus (ou Coucou Gris) est un oiseau très discret, on l'entend plus souvent qu'on ne l'aperçoit. Son chant annonce les beaux jours.
La femelle coucou est réputée pour laisser d'autres oiseaux s'occuper de sa nombreuse progéniture (8 à 25 à raison d'un oeuf par nid).  La taille de ses œufs est remarquablement petite par rapport à sa stature, facilitant ainsi le mimétisme au sein de la couvée parasitée. Le poussin du Coucou éclôt normalement avant ceux de l’espèce parasitée, probablement grâce à une préincubation dans l’oviducte de sa mère. Encore aveugle, il évacue les autres occupants, aidé en cela par le creux qu’il possède entre les épaules.
Le jeune Coucou est ensuite nourri, principalement de chenilles et d'insectes, par ses parents adoptifs, et ce jusqu’à 6 semaines après avoir quitté le nid.
Les coucous migreront vers le Sud, dès le début de l'automne, au dela du Sahara jusqu'en Afrique équatoriale et même en Afrique du Sud afin de paser l'hiver dans les meilleurs conditions.

Site oiseaux : Cuculus Canorus

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La Linotte Mélodieuse ...

11 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Au Jardin & dans les Bois

Combien de fois, ai-je entendu cette expression "Tu n'es qu'une tête de Linotte " Pourquoi pas tête de mésange, moineau ou pinson ? S'il ne s'agissait que de la taille de leur boîte cranienne, celle de tous ces passereaux est toute petite et leur cervelle minuscule.  Alors ? 

C'est que dans notre lmaginaire collectif, la linotte comme l'étourneau (d'étourdi) sont considérés comme insouciants. En effet,  la linotte installe son nid fait à la va-vite, pas très loin du sol, sans trop sembler se préoccuper de le dissimuler aux yeux des prédateurs. Par zoomorphisme, on a attribué aux êtres humains le comportement de ces petits oiseaux.

linotte-melodieuse-02

Nom scientifique : Carduelis cannabina
Famille : Fringillidés
Taille : 14 cm
Poids : 15 à 20 grammes
Couleur des Oeufs :
Blanc- bleuté tacheté de brun roux.
Âge maximum : 9 ans

Chant :
Gazouillis

C'est la première fois que je vois cet oiseau aussi près de notre maison. De couleur terne habituellement, le mâle se pare de rouge à la saison des amours lors de la mue de printemps.
Selon l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert écrit entre 1751 & 1772 : « Cet oiseau aime beaucoup les semences de lin ; c'est pourquoi on l'a appellé linaria, linote. La linotte se nourrit de graines de panis, de millet & de chénevi ».
Son chant est très agréable : il combine roulades, notes flûtées, trilles, sons pincés, sans jamais laisser à celui qui l'écoute la moindre chance de prévoir la suite de ses enchaînements. Même la durée d’une strophe varie beaucoup. 

La dernière liste rouge des oiseaux de France (mai 2011) élaborée par l'UICN en partenariat avec le Muséum National d'Histoire Naturelle et la Ligue pour la Protection des Oiseaux classe la Linotte mélodieuse comme «vulnérable» pour la France.

Site Oiseaux Linette Mélodieuse

Petite comptine : La Linotte (P. Savatier)

Je suis idiote
dit la linotte.
J'ai oublié mes bottes,
ma redingotte,
et ma culotte.
J'ai froid à mes menottes
et je grelotte.

J'ai la tremblotte
en sautant sur mes mottes.
Mais je ne suis pas sotte,
je chante sur six notes
et sur ma tête de linotte,
je porte une calotte
couleur carotte.

 

 

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Greenpeace cible sept pesticides dangereux pour les abeilles.

9 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Divers

Selon un rapport de l'ONG, la nocivité de ces produits envers les abeilles dépasse leur utilité agricole. Les abeilles, dont la population décline, sont indispensables à la pollinisation.

 

508661Greenpeace cible sept pesticides accusés de conribuer au déclin des abeilles et demande l'interdiction de ces substances chimiques largement utilisées en Europe et dont trois sont déjà dans le collimateur de la Commission Européenne, dans un rapport scientifique rendu public mardi.

"Les données scientifiques sont claires et montrent que la nocivité potentielle de ces pesticides est largement supérieure à tous les avantages qu’ils pourraient apporter en termes de lutte contre les parasites et d’augmentation des rendements agricoles», estime l’ONG, à l’initiative de ce rapport conduit par des scientifiques basés à Exeter (Grande-Bretagne) et en Europe centrale.

Pour Greenpeace, sept pesticides présentent «les dangers potentiels les plus immédiats pour la santé des pollinisateurs» et doivent être interdits. Y figurent notamment trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), utilisés pour le maïs, le colza, le tournesol et le coton, que la Commission européenne souhaite suspendre pendant deux ans. Bruxelles se fonde sur un avis très négatif rendu par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA).

La proposition de la Commission a pu être adoptée à la mi-mars, faute de majorité qualifiée, mais Bruxelles a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet. Les quatre autres pesticides dans le collimateur de Greenpeace sont le fipronil, le chlorpyriphos, la cyperméthrine et la deltaméthrine.

S’appuyant sur plusieurs études récentes, le rapport souligne que le déclin des abeilles s’explique par des causes multiples, «agissant séparément ou en combinaison». Les maladies et les parasites, comme le varroa destructor, représentent les principales menaces. Les pesticides, eux, agiraient notamment en affaiblissant les abeilles domestiques ou perturbant leurs facultés d’apprentissage et d’orientation. Le changement climatique et l’agriculture intensive, à travers les monocultures, semblent aussi jouer un rôle.

Le déclin des abeilles a un impact économique, souligne Greenpeace, les insectes pollinisant «environ un tiers des cultures destinées à notre alimentation».

c

 

Source AFP

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La Jonquille ... dorée comme un soleil

6 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Fleurs Mellifères ou Nectarifères

abeille-jonquille.jpg

... Honneur à vous, fraîches jonquilles,
Corps d'émeraude et cloches d'or
Du Renouveau, coquettes filles,
Vous êtes timides encore ! ...

Gaston Berry (Jonquille)

Jonquille est, en français, un nom vernaculaire pour désigner plusieurs plantes, généralement du genre Narcissus.

  • La jonquille véritable est Narcissus Jonquilla. Son nom est issu de la dénomination espagnole junquilo "petit jonc", pour nous rappeler que ses feuilles sont semblables à celles du jonc. 
  • Depuis la fin du XIX e siècle, en France, on dénomme Jonquille une autre espèce commune le narcisse jaune ou Narcissus pseudonarcissus ou encore narcisse trompette.

Le nom botanique de narcissus vient du grec "narké" qui signifie qui endort, par rapport au parfum parfois entêtant des jonquilles. Cette qualité a été poétiquement illustrée par l'anglais Coleridge (Traduction Catherine Réault-Crosnier).

LES JONQUILLES

J’errais solitaire comme un nuage
Qui flotte au-dessus des vallées et des monts,
Quand tout-à-coup je vis une nuée,
Une foule de jonquilles dorées ;
À côté du lac, sous les branches,
Battant des ailes et dansant dans la brise.

Drues comme les étoiles qui brillent
Et scintillent sur la Voie lactée,
Elles s’étendaient en une ligne sans fin
Le long du rivage d’une baie :
J’en vis dix mille d’un coup d’œil,
Agitant la tête en une danse enjouée.

Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais
Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse :
Un poète ne pouvait qu’être gai,
En une telle compagnie :
Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu
Au présent qu’elles m’apportaient :

Car souvent, quand je m’allonge dans mon lit,
L’esprit rêveur ou pensif,
Elles viennent illuminer ma vie intérieure
Qui est la béatitude de la solitude ;
Et mon cœur alors, s’emplit de plaisir
Et danse avec les jonquilles.

Attention toutes les parties de la jonquille sont toxiques en cas d'ingestion, la consommation du bulbe pouvant même entraîner la mort. La toxicité est valable pour les humains et les animaux domestiques.

Savez-vous que les diamants jaunes, très à la mode, sont appelés diamants "canari" ou "jonquille". 

Autre article sur la jonquille

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Le Buddleia piège à papillons !

3 Avril 2013 , Rédigé par Ong-Mat Publié dans #Fleurs Mellifères ou Nectarifères

buddleia-02Nous sommes nombreux à admirer des papillons voletant autour des fleurs parfumées du Buddleia. Pratiquement inconnu il y a quelques années, il suffit aujourd'hui de touner la tête pour en apercevoir un au coin de la rue, dans un jardin ou même dans des friches industrielles.

Même si nos avettes ne profitent pas du nectar ou du pollen de l'Arbre aux Papillons (je vous rappelle que la langue des abeilles est trop courte pour leurs fleurs étroites et profondes), je me réjouissais de voir autant d'insectes bénéficier de cette manne.


Je dis, je me rejouissais
car il y a un GROS HIC dans cette merveilleuse histoire.


Si les fleurs du Buddleia nourrissent de nombreux papillons, il n'en est pas de même pour ses feuilles. En effet, cet arbrisseau renferme des molécules toxiques (l'aucubine en particulier). Ce qui explique que ses feuilles, son écorce et ses racines ne sont pas ingurgitées par la plupart des chenilles.

De plus, le Buddleia prolifère sans problème dans nos régions. Un seul individu produit jusqu'à 3 millions de graines qui seront éparpillées par le vent, les oiseaux et les promeneurs … Or ces arbrisseaux prennent la place des espèces endémiques qui, elles, hébergent et nourrissent les chenilles de nos papillons.


Et sans chenille plus de papillon !  Alors oui, à long terme,
le Buddleia est un piège mortel pour les espèces de papillons.


Donc si vous plantez un Buddleia n'oubliez pas que vous participez, un peu,

au déclin des papillons.


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